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Fofinho
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MessagePosté le: 16/08/2011 20:40:02 Répondre en citantRevenir en haut

J'en ai un:

De l'abstrait concret au concret abstrait.

Je te donne 4 heures.

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Mieux vaut une vie IRL qu'iréelle....
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MessagePosté le: 16/08/2011 20:40:02 Revenir en haut

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Lovelly
Guildou

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MessagePosté le: 16/08/2011 20:46:29 Répondre en citantRevenir en haut

j'aime pas la philo Smile

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Vany
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MessagePosté le: 16/08/2011 22:34:16 Répondre en citantRevenir en haut

Mort de Rire

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♥ne prenez pas la vie au serieux, vous n'en sortirez pas vivant!♥
Vany
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MessagePosté le: 16/08/2011 23:48:01 Répondre en citantRevenir en haut

Bonne nuit tout le monde

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Sombreflèche
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MessagePosté le: 17/08/2011 11:41:54 Répondre en citantRevenir en haut

L'abstrait devient concret, lorsque le concret est abstrait.

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TA SEULE EXISTENCE EST LA PREUVE QUE LA THEORIE DE L'EVOLUTION EST UN EPIC FAIL§


La grandeur de l'action disparaît dans la petitesse de la vanité.
Fofinho
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MessagePosté le: 17/08/2011 11:54:45 Répondre en citantRevenir en haut

Sombreflèche a écrit:
L'abstrait devient concret, lorsque le concret est abstrait.


Bah nan la ça voudrai dire que abstrait = abstrait.

Et le concret dans tout ça ?

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Lovelly
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MessagePosté le: 17/08/2011 12:52:20 Répondre en citantRevenir en haut

http://livre.fnac.com/a2020329/Pour-les-nuls-La-philosophie-pour-les-nuls-C…

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Vany
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MessagePosté le: 17/08/2011 13:00:30 Répondre en citantRevenir en haut

« Ça dépend »
Ce lieu commun est de loin le plus répandu. Réponse la plus souvent apportée aux questions posées, « ça dépend » est aussi le meilleur moyen de ne pas réfléchir. Cette position relativiste pourrait toutefois avoir un sens authentiquement philosophique : celui du respect de la pluralité des valeurs ou pratiques. Mais tel qu’on le trouve en général, il se réduit à l’idée que « tout se vaut » et donc qu’il n’y a pas à se « prendre la tête » davantage. Au lieu d’être une invitation à saisir la richesse et la diversité du réel, il se change en mépris du réel autant que de la pensée.

« Chacun sa morale »
Ce poncif semble la conséquence du précédent, mais il est encore plus regrettable, car la morale est une des notions du programme. Elle est souvent étudiée à travers la référence à Kant, selon qui la morale, justement, vise l’universel. La morale est peut-être d’abord subjective, mais elle aspire à l’universalité. Au-trement dit, lorsque je juge qu’une action est bonne, c’est certes moi, subjectivement, qui la juge bonne, alors qu’autrui pense peut-être le contraire, mais je pense en même temps que tout le monde devrait la juger bonne. C’est précisément cet élan vers l’universel qui signe l’action morale. Dire « chacun sa morale » revient donc à nier l’essence de la morale selon Kant. Le lieu commun devient alors un contresens. L’impératif moral kantien est en effet on ne peut plus clair : « Agis toujours de telle sorte que la maxime de ton comportement puisse être érigée en loi universelle. »

« Guernica », de Picasso, et le « message de l’artiste »
On trouve la référence à « Guernica de Picasso » dans une copie sur l’art sur deux, ce qui est déjà une raison suffisante pour choisir un autre exemple. Ce tableau est de plus toujours cité en illustration de l’art engagé ou, pire, de l’art au service d’un « message », ici pacifiste, « contre » la guerre d’Espagne. Or, une œuvre d’art, même engagée, est toujours beaucoup plus riche et complexe que la simple expression d’un « message ». Un SMS est un message… Un journaliste dans un article peut à la rigueur chercher à faire passer un message… Mais une œuvre d’art, c’est autre chose. Et c’est probablement parce qu’il ne sait pas vraiment ce qu’il « veut dire » que l’artiste devient artiste. Enfin, « Guernica de Picasso » est le plus souvent réduit à une dénonciation mièvre de la violence de la guerre, là même où l’émotion du spectateur vient probablement, paradoxalement, du plaisir qu’il prend à la représentation de la violence… Bref, évitez Guernica.

« La liberté, c’est faire ce qu’on veut »
Évidemment, cette idée peut être défendue, mais il est assez regrettable de la voir présentée comme une idée force ou comme le bouquet final d’une réflexion personnelle alors que toute une partie du programme revient à une critique en règle de ce lieu commun. Les références à Spinoza (les -hommes sont ignorants des causes -réelles de leurs actions), à Nietzsche (le « je » qui veux est une illusion, c’est simplement, en moi, le désir le plus fort qui décide), à Freud (« ça » veut en moi plus que « je » ne veux) ou encore à Durkheim (ma classe sociale veut en moi plus que « je » ne veux) devraient suffire à prendre une distance avec cette conception rapide de la liberté.

« La liberté des uns s’arrête où commence celle des autres »
Tous les sujets sur la société ou encore le droit (pour ne citer que ceux-là) donnent lieu à des développements multiples tournant autour de cette même idée : « je peux faire ce que je veux (c’est ma « liberté« ), mais sans gêner autrui (car nous devons vivre ensemble) ». Ce lieu commun engendre une approche très réductrice de la liberté et conduit à rater la belle idée que nous pouvons être libres ensemble. Lorsque, dans un État de droit, je dispose des mêmes droits et devoirs que mes concitoyens, je ne jouis pas d’une liberté qui « s’arrête où commence celle d’autrui », mais d’une liberté partagée, commune, politique donc. Et je suis même d’autant plus libre que les autres le sont aussi.

« Il faut être tolérant »
La tolérance apparaît trop souvent comme l’horizon politique ultime, le remède à tous les maux de la société. Pourtant, tolérer quelqu’un, c’est seulement le supporter. Ce n’est pas aller à la rencontre de sa différence, mais la « tolérer » simplement - tant qu’elle ne nous dérange pas trop. La tolérance est donc passive et ressemble à de l’indifférence, quand le respect, lui, est actif et implique une démarche authentique d’ouverture à autrui. En employant souvent tolérance pour respect, les élèves expriment donc soit un contresens… soit la vérité de leur individualisme et de leur indifférence à autrui, là même où ils croient affirmer le contraire.

« L’épicurisme est une philosophie de la jouissance à tout crin »
L’épicurien est souvent présenté dans les copies comme un bon vivant, un être qui apprécie la bonne viande et le vin rouge, voire les clubs libertins et les sexualités extrêmes. Le contresens est ici radical ! Épicure nous proposait certes de profiter de la vie, mais au travers d’une éthique de la modération, d’une véritable discipline des désirs. Il voulait nous apprendre à réorienter nos désirs sur ce qui est naturel et nécessaire, l’eau par exemple, pour nous délivrer de la souffrance qui s’attache aux désirs excessifs.

« Platon et l’amour platonique »
Les élèves nomment souvent platonique cet amour « idéal », éthéré, dans lequel deux êtres s’aiment sans se toucher, sans se livrer aux plaisirs de la chair, dans une pure communion d’esprits. Il s’agit d’un contresens majeur : si pour Platon le désir charnel vise bien une « idée », celle du Beau ou même celle du Vrai, les hommes n’accèdent à ce stade « idéal » qu’en en passant d’abord par les plaisirs du corps. Autrement dit, je désire bien un corps. Dans le meilleur des cas, ce désir va ensuite m’apparaître comme désir du Vrai. Mais il faut d’abord coucher !

« Nietzsche, penseur de la volonté de puissance et précurseur du nazisme »
Pauvre Nietzsche ! Lui qui haïssait plus que tout le nationalisme, le peuple et surtout la plupart des Allemands ! Son expression « la volonté de puissance » ne signifie pas, comme on le lit trop souvent, la volonté d’écraser les autres par sa puissance, ou le désir de puissance impérialiste allemande. Il faut plutôt entendre « volonté de puissance » comme « puissance de la volonté » individuelle. Il invite chacun, en tant qu’individu, dans une optique non politique donc, à savoir vouloir sa vie, lui « dire oui », en commençant d’ailleurs par l’instant qu’il est en train de vivre.

« Œil pour œil, dent pour dent, ou l’apologie de la vengeance »
Cet extrait de l’Ancien Testament, dit « loi du talion », est parfois présenté comme une justification de la vengeance. Or, il s’agit du contraire. La vengeance est exponentielle et illimitée. Il m’a crevé un œil, je vais lui en crever deux, et ensuite son frère va crever les yeux de tous mes frères… Pour sortir du cercle infernal de la vengeance exponentielle, la loi du talion propose justement de ne crever « qu’un » œil à celui qui m’en a crevé un, et de ne casser « qu’une » dent à celui qui m’en a cassé une. En introduisant ainsi un principe de proportionnalité, de justesse, dans la logique de la vengeance, la loi du talion marque en fait le commencement du droit, et la sortie d’une pure logique de la vengeance. Cette recherche de la justesse, de l’ajustement, est le début de la justice.

« Je pense donc je suis »
Cette citation de Descartes est souvent présentée, de façon très maladroite, comme l’aveu d’un philosophe obsédé par la pensée et non par la vie, par les idées pures au détriment des impressions ou passions. Contresens quasi total : le « donc je suis » met justement l’accent sur les conséquences existentielles de la pensée, sur le fait que cette pensée, loin de nous couper de la vie, est elle-même une expérience vitale.

« L’inconscient, un autre au fond de moi »
On trouve fréquemment dans les copies une représentation de l’inconscient comme une sorte d’étranger enfoui au fond du sujet, qui ressemble parfois à un petit personnage, un alien imprévisible ne pensant qu’à jouer des tours à l’individu conscient. Ce n’est pas du tout ce que voulait dire Freud ! Notre inconscient n’est pas un autre en nous, mais une dimension de nous-mêmes dont nous n’avons pas conscience - nous pouvons d’ailleurs en prendre conscience à l’occasion d’une psychanalyse. La frontière entre le conscient et l’inconscient est donc mobile. Dire de l’inconscient qu’il est un autre en soi est encore une façon de le refuser, d’en nier la vérité en ce qu’elle nous concerne effectivement - nous, et pas un autre !

« Le droit positif »
Il ne s’agit pas du bon droit par -opposition au droit négatif, ni du droit juste par opposition au droit in-juste ! Le « droit positif » désigne simplement l’ensemble des lois effectivement en vigueur, et la positivité du droit son effectivité, sa réalité. On l’oppose classiquement au « droit naturel », qui renvoie davantage aux grands principes du droit, au droit tel qu’il devrait être si l’on partage une certaine idée de la nature, de la raison ou de la liberté humaines…Le droit positif, par opposition au droit naturel, est donc caractérisé par sa relativité et son imperfection.

« Rien de grand dans l’Histoire ne s’est jamais fait sans passion »
Le plus souvent, cette citation de Hegel est interprétée comme un éloge romantique de la grande passion, celle des amoureux, des génies ou des grands hommes qui investissent toute leur énergie sur un objet unique et sublime. Or, le sens du mot « passions » dans la citation de Hegel est tout autre. Rien de grand dans l’Histoire ne s’est jamais fait sans petites passions mesquines, comme l’arrivisme ou l’esprit revanchard, voilà ce que veut dire Hegel, qui s’appuie notamment sur l’exemple de Napoléon. Par une « ruse de la raison » historique, ces passions mesquines sont instrumentalisées par l’Histoire au service de son but supérieur. Ainsi, l’Histoire se sert de l’arrivisme de Napoléon pour avancer vers son noble but. Le grand se sert du petit. Il est vrai que Hegel valorise les passions, là où de nombreux philosophes rationalistes les disqualifient, mais les passions dont il parle revêtent d’abord un caractère négatif, « petit ».

« L’enfer, c’est les autres »
Cette phrase, tirée de Huis clos, de Sartre, ne signifie pas, comme on le lit souvent dans les copies, que les autres soient méchants, insupportables ou dangereux… Ce qui est « infernal », c’est qu’on ne puisse pas se passer d’eux pour savoir qui on est. Dans ce huis clos, il n’y a pas de miroir : chacun ne peut donc se voir que dans le regard des autres. S’ils me voient comme un salaud ou un lâche, c’est que je le suis vraiment. « L’enfer, c’est les autres », qui par leur regard font de moi ce que je suis… Mais les autres, c’est aussi le paradis, quand je vois dans leurs yeux qu’ils reconnaissent ma valeur. Dans un monde sans Dieu, c’est devant les autres que nous serons jugés.

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Fofinho
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MessagePosté le: 17/08/2011 13:10:36 Répondre en citantRevenir en haut

Le copier/coller cay le mal.

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MessagePosté le: 17/08/2011 13:14:48 Répondre en citantRevenir en haut

Fofinho a écrit:
Le copier/coller cay le mal.


meuh non

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Vany
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MessagePosté le: 17/08/2011 13:33:56 Répondre en citantRevenir en haut

mais non c'est pas mal, ca sert a flooder sans se fatiguer Mort de Rire

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MessagePosté le: 07/12/2016 22:13:01 Revenir en haut

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